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1904 Timbres coupés de Diégo-Suarez Griffe F

dimanche 17 juin 2012, par sbuchfr

Diego-Suarez mars 1904 Timbres coupés Griffe F

Critères d’authenticité d’après le Dr Desnos [1] :

1° Griffe F en mars => OK

2° Cachet CC variété r => OK

3° Millésime 04 avec le 4 fermé => OK

4° Couleur d’encre identique entre Tàd et Cachet => OK

5° Trajet compatible avec les dates des Tàd => La lettre étant pour la ville ce critère n’a que peu d’intérêt.

Si nous ajoutons le fait que le destinataire était bien présent à Diégo-Suarez à cette période (cf encart en bas de l’article), nous n’avons aucune raison de suspecter un faux.

Cette lettre va donc nous servir de référence pour l’analyse de cette griffe.

On retrouve cette griffe sans aucune variation de forme ou de caractères du 4 mars au 22 mars, sur des lettres répondant aux mêmes critères d’authenticité.

Cette griffe a pour principales caratéristiques d’avoir la dernière parenthèse cassée et des "a" étroits.

Charifou ben Bouca est un commerçant comorien ou indien installé dans le cercle d’Analalava en 1899. Toutefois sur une carte postale éditée par la maison Charifou-Jeewa, il est indiqué que son négoce existe depuis 1881. Mais il est aussi photographe, comme l’indique les clichés publiés dans L’Illustration en 1904. Connu sous la raison sociale de Charifou-Jeewa, il tient depuis longtemps un bazar-droguerie-magasin d’alimentation, d’abord à Nossi-Bé, puis à Antsirane, enfin rue Colbert, à Diego-Suarez, dont la maison d’édition est reprise ensuite par un autre Indien, Cassam-Chenaï. Charifou fils a fait des clichés aux Indes anglaises avant 1902, et ne s’est pas contenté de photographier la région de Diego-Duarez, puisqu’il y a des clichés de Tamatave et de Majunga dans son fonds. Nombre d’entre eux sont édités en cartes postales dès 1904, notamment ceux représentant des scènes typiques (comme « une fête de Malabars ») ou des évènements historiques (visite de Gallieni à Diego-Suarez, cyclone, fête du 14 juillet, etc.). Cependant Goulamhoussen Charifou travaille aussi comme commis à Antsirane, dans le magasin de son père, son activité de photographe ne suffisant pas à le faire vivre. On trouve des clichés de Charifou fils édité par Aly Bay Ramatola sous le titre de Collection Charifou-Jeewa. Les cartes postales de G. Charifou sont encore éditées en 1936, mais sont de qualité médiocre.  [2]

Notes

[1] Colfra Bulletin 140

[2] source : http://photographesenoutremeroceani...

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